Mon parcours

Observatrice née, je me suis toujours profondément questionné sur le fonctionnement humain.

J’ai suivi des études médicales pour étudier comment le corps fonctionne, comment les maladies se développent et comment les guérir. Mon objectif était de trouver des clés pour traverser la vie dans la meilleure santé possible. Je me destinais initialement à la médecine générale pour garder une vision d’ensemble sur le corps humain, être au plus près des problématiques quotidiennes : face à une douleur, que dois-je faire ? Si je suis malade, comment réagir pour me soigner au mieux ?

Les connaissances acquises éclairaient ce que je pressentais déjà : le lien entre les conflits psychologiques et les maladies physiques est devenu une évidence. Tandis que ma vision de la santé s’étendait, mon intérêt pour la médecine conventionnelle déclinait. J’étais déçue par les réponses qu’elle apportait. J’avais besoin de trouver une façon d’agir plus en accord avec ma conception de la santé. J’ai quitté le soin pour me tourner vers la médecine de prévention, dans le monde du travail. J’espérais pouvoir agir en amont de la survenue des maladies. J’ai observé le fonctionnement des organisations et découvert les maladies professionnelles, un autre champ de la santé, complémentaire à celui que je connaissais jusque-là. En étudiant les risques psychosociaux, ma passion pour la psychologie ne m’a plus quittée. Mais là encore, le rôle que j’occupais ne semblait pas me donner la portée d’action que j’attendais. Je me sentais limitée par la temporalité des actions collectives. L’échelle de l’individu permet un changement plus direct et plus souple. Je voulais aider les individus à traverser leurs moments de crise et les guider pour retrouver la trajectoire de vie qu’ils souhaitaient emprunter. Aussi, selon moi, l’organisation actuelle du travail vit son effondrement. Le modèle normatif des organisations a trop éloigné les humains des rythmes du vivant. Les individus ont besoin d’être accompagnés pour traverser cette période de bouleversement et de pressurisation qui participe à dégrader la santé mentale de nombreux individus.

En 2022 je concrétise mon projet professionnel de cœur : celui de devenir psychothérapeute. Je retourne vers le soin, mais sur un plan différent cette fois.

Sur ce chemin d’exploration, j’ai rencontré comme tout un chacun des épreuves de vie et des difficultés ayant nécessité un accompagnement psychologique. Ces expériences m’ont offert de précieux bagages pour mieux comprendre les souffrances des autres. Les patients que je rencontre au fil des ans continuent de me faire grandir. Je vous en suis très reconnaissante.